Hauts de France: Forte surmortalite par maladies cardiovasculaires

Publiée le 03 mai 2016

OBSERVATOIRE RÉGIONAL DE LA SANTÉ – NORD PAS DE CALAIS

Avec les cancers et les maladies de l’appareil respiratoire, les pathologies cardiovasculaires sont la 3e cause de surmortalité prématurée dans les Hauts-de-France. Cette cause de décès avant 65 ans y est supérieure de 38,4 % à la moyenne métropolitaine. C’est le record national. Les autres régions sont loin derrière : Normandie (+11,8 %), Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (+7,6), Bourgogne-Franche-Comté (+6,9 %). Les plus épargnées sont l’Île-de-France, où la mortalité prématurée pour ces pathologies est inférieure de 16,5 % à la moyenne nationale, Pays-de-la-Loire (-15,4 %) et Auvergne-Rhône-Alpes (-12,8 %).

A noter, les femmes sont plus affectées que les hommes par cette mortalité prématurée, dans chacune des deux sous-régions aujourd’hui réunies : ICM prématuré* de 146 pour eux et 152 pour elles en Nord-Pas-de-Calais, et 117 pour eux et 125 pour elles en Picardie.

Au niveau infrarégional, le territoire de Lens-Hénin est le plus défavorisé, avec un indice de mortalité prématurée estimée à 191,3. Il est suivi de Valenciennes (167,2), Calais (166,3), et Berck-Montreuil (162,9). 9 des 10 dernières places du classement sont occupées par des zones d’emploi du Nord-Pas-de-Calais, tandis que 8 des 10 meilleures reviennent à des territoires picards. Cependant, aucune zone d’emploi n’est épargnée par cette surmortalité : toutes affichent des mortalités prématurées supérieures à la moyenne hexagonale. La moins affectée est Abbeville**, à 107,8, puis Laon** (109,2) et Compiègne** (112,5). Lille se situe en 5e place, à 118, tandis qu’Amiens et Arras sont à 131. Mais la capitale des Flandres est néanmoins la capitale de région la moins bien classée de France, la majorité des autres étant plutôt en sous-mortalité : Strasbourg 89, Rennes 76, Nantes 

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