Dépistage du cancer du sein: le dernier rapport du comité d'orientation prône une refonte du système

Publiée le 26 octobre 2016

Institut National du CancerMinistère de la santé

Une concertation scientifique et citoyenne a été organisée par l'INCa autour du dépistage du cancer du sein organisé par les autorités de santé, dans un contexte de controverse liée aux "doutes sur la réalité et l’ampleur de la baisse du risque de décès par cancer du sein liée au dépistage, et de la crainte qu’il génère un nombre plus ou moins élevé de surdiagnostics et de surtraitements." Ce rapport s'appuie à la fois sur les études de la recherche scientifique et sur la concertation de femmes, de professionnels de santé et associatifs sur le dépistage du cancer. 

Sur le plan scientifique, le comité relève que dans les études disponibles, "les conclusions sur l'importance de la baisse de la mortalité, des surdiagnostics et surtraitements divergent fortement" et qu'il semble impossible de trancher et de lever les doutes. Il a aussi constaté "des dysfonctionnements, des anomalies dans l'organisation actuelle du dépistage" et en pointe les conséquences : "inégalités d'accès, incompréhension des enjeux, confusion entre prévention primaire, dépistage et diagnostic précoce, absence d'information sur les risques et les incertitudes du dépistage dans la lettre d'invitation envoyée tous les 2 ans, absence des médecins traitant dans le parcours du dépistage organisé, marketing du mois de promotion d'octobre rose trompeur et outrancier, remboursement partiel des échographies mal expliqué..."

A la suite de ce rapport, le ministère de la santé a annoncé par communiqué de presse, une "rénovation profonde du programme de dépistage organisé du cancer du sein"